Kofi, né un vendredi
On se prend à rêver d’une organisation des nations unies par le football, à voir la sympathique folie planétaire suscitée par le Mondial. Sur le point de quitter son poste de secrétaire général, après 42 ans de service, plus qu’aucun prédécesseur, Kofi Annan aurait bien aimé que les Nations unies réussissent à fédérer les nations membres comme le fait le ballon rond. Baptisé Kofi parce que né un vendredi (1938), dans un Ghana, encore colonie britannique, son expérience court de l’époque coloniale à la guerre froide jusqu’à la toute suprématie des USA. Au service de l’Onu à 24 ans dès la fin de ses études d’économie, son bilan de secrétaire général est loin d’être négligeable, lui reconnaître le mérite entre autres d’avoir ramené les Etats Unis, boudeurs, à coopérer à nouveau avec l’organisation, créé les tribunaux pour crimes de guerre, initié la lutte internationale contre le sida ou l’aide aux victimes du Tsunami et du tremblement de terre du Pakistan. Au passif, probablement, l’impuissance du Conseil de sécurité à empêcher l’agression des Etats Unis en Irak et leur avoir laissé l’initiative et la primauté du combat contre le terrorisme. Mais au total, il a redonné crédit à l’organisation onusienne, en dépit du fait qu’un tiers seulement de ses 191 pays membres sont des démocraties. « La différence entre Dieu et moi, s’amuse l’élégant diplomate, Dieu était seul pour créer le monde. Moi, j’en ai 191 au-dessus de moi ».

0 Comments:
Enregistrer un commentaire
<< Home